La Laguna LLancanelo
10 mars 2009
En empruntant la piste menant vers la vallée des volcans, on distingue au loin, pendant plusieurs kilomètres, un immense lac d’un bleu azur contrastant fortement avec les contrées désertiques alentours. Il s’agit d’une lagune, celle de LLancanelo (prononcé à nouveau Jancanelo). Elle rassemblerait, nous dit-on, l’écosystème le plus riche de la province. Bien entendu des bêtes diverses s’y abreuvent mais de nouvelles espèces y apparaissent aussi, dont des flamands roses.
Trois jours plus tard, je repars donc pour cette nouvelle visite, accompagnée de ma chère mère. Retombé avec le même guide d’un crétinisme avéré, nous prions pour que la visite en vaille la peine. Sur le chemin, nous nous arrêtons parmi quelques premières petites lagunes, dont l’une alimentée par une résurgence naturelle d’eau douce. Déjà quelques oiseaux roses et des chevaux, presque trop sauvages pour être pris en photos.

Oasis d'une source perdue au milieu du désert.

Peu de temps après, ayant repris les chemins de terre, nous arrivons à la Laguna Llacanelo. L’immensité est encore une fois au rendez-vous. Les contrées vallonnées que nous apercevons sur l’autre rivage semblent encore plus désertes que celles venant d’être traversées. Mais pas pour longtemps puisque nous apprenons que le nouveau “Paris-Dakar” y créera prochainement des traces. A chacun son avis sur un tel tracé, à mes yeux bien regrettable.

La Laguna Llancanelo

Mon père pense se souvenir que ces pierres disposées ainsi sont l'œuvre d'un artiste.
Nous errons ainsi quelques dizaines de minutes à marcher sur ce sol sableux, parfois même vaseux. Les flamands rose sont loin, très loin. Mais leur vol n’en reste pas moins magique. J’ignorais que le dessous de leur ailes étaient d’un noir aussi profond, peut-être une variante locale? Pas le temps de chômer, le guide est pressé. Il faut aussi savoir que cette lagune est protégée, son accès y étant contrôlé de manière stricte. Mon œil oui, avec une barrière de bambou pour dissuasion, les mesures de protection ont dû être longtemps étudiées… Pas le choix, il faut suivre le chef.

La moumoun

Il nous est proposé de nous arrêter une petite heure pour grimper au sommet d’une colline, à quelques kilomètres en retrait de la lagune et présentant a priori peu d’intérêt. Le guide nous promet pourtant qu’une fois au sommet, on serarécompensé. Récompensé de quoi? De l’effort? La ballade d’une heure se transforme en une petite dizaine de minutes pour la mère Saouter. Il faut admettre que la prévision était largement exagérée, sauf pour le guide lui-même
. Au passage, de jolis et grands cactus.

Il n’y avait là pourtant aucun mensonge, le spectacle s’est avéré époustouflant. Le grand angle manquant pour la photo, vous devrez vous contenter de me croire mais embrassant cette vue panoramique, nous pouvions voir l’horizon se plier, lentement, à la courbure de la terre.

Vue à 360° du haut de la colline (limitée malheureusement sur la photo)

La ballade en valait donc la peine. Une après-midi passée à voir les choses depuis une autre perspective.
tjs extraordinaire de vous lire et d’admirer vos photos,quand on pense aux petits paysages qui nous entourent!!! j’ai sur ma terrasse un cactus semblable à celui photographié,le mien est une miniature .je pense à la violence des éléments :le vent, la pluie,le froid,on doit se sentir petit,un peu perdu(enfin, ce que moi j’aurai peut-étre ressenti)comment sont les hommes la bas?forts!?
j’espère Pierre que la quiètude de la maison te réconforte.à Thoiry,nous serons heureux de parler de ton séjour de vive voix,grace à toi nnns ns sommes enrichis;bises à tous. Colette-
Bravo fiston.Tu as emmagasiné de sacrés souvenirs et enrichi ta connaissance de la Planète et des hommes qui l’habitent.Je t’encourage à écrire tes souvenirs. Tu as l’étoffe d’un écrivain. Je t’embrasse. Ton grnad père.
c’est toujours moi et j’admire toujours autant tes talents d’ écrivain, faut dire que tu as ça dans les gènes, c’est sûr.
Je me souviens de nuées de flamands roses à plus de 4000m d’altitude , végétant au bord des lagunes perdues en plein désert. Fabuleux mais je n’ai pas vu de cactus en fleurs.
La prochaine fois tu pédaleras sur un salar et tu verras.
J’ai hâte de te lire et de te voir…
Béa
tres belle région ,fantastique paysage