Payunia, la vallée des volcans
3 mars 2009
Il y a vers le sud, à quelques 200km de Malargüe, une vallée dite “vallée des volcans” et appelée par les locaux Payunia, se prononçant PaJunia. Une très maigre publicité pour inciter à visiter ce lieu, quelques photos biens médiocres aux portes des agences. Un collègue me conseil toutefois l’excursion. Allons-y, c’est parti.

Après bien deux ou trois heures de camionnette sur pistes de pampa, sans autres repère que l’horizon désertique, le sol prend soudain au loin, non seulement un relief prononcé mais une couleur très foncée. Il faut continuer à se rapprocher pour découvrir la lune. Une terre noire à perte de vue. Nous y sommes, au pays des volcans.

Sur la route de Payunia, en pleine pampa.


Au loin, les premiers volcans du parc.
A mesure que nous nous enfonçons sur ces terres, chacun à son tour cesse de parler. Il y a quelque chose de magique dans ce décor. Incompréhensible, de fait. Ou étions-nous il y a quelques minutes, bien au milieu des herbes et buissons? Comment expliquer un tel contraste dans une nouvelle immensité s’imposant à nos yeux. Il y a là aussi des reliefs de rouges et verts, faisant croire à des reliefs lumineux inexpliqués de cette terre noire. En se rapprochant, on découvre qu’il ne s’agit en réalité pas de lumières mais bien de la couleur du sol.
Un spectacle grandiose. Un paradis pour géologue, le profane se contentant d’admirer. Une telle vallée, perdue au regard de tous, que le touriste chanceux découvrira peut-être citée en pied de page de son guide, sans plus d’attraction que son simple nom. Est-ce le prix de la véritable beauté, qu’elle se réserve à une poignée d’aventureux qui l’espace d’une journée se sentiront récompensé d’un immense privilège, celui d’avoir découvert un espace vierge, unique en son genre, et pourtant si peu connu.




En quittant le parc par l'est, un immense cratère.

Magnifique! Ca sera pour mon prochain voyage en espérant avoir moins de pluie qu’en Patagonie..
Eh oui, c’est époustouflant, ces couleurs des minerais qui affleurent au sol. C’est ce que j’ai le plus apprécié dans les paysages d’Amérique du sud plus l’immensité à couper le soufle (et je ne parle pas du vent!)
Tes photos sont superbes.
Béa