Quelques nouvelles d’Argentine
30 novembre 2008
Cela fait bientôt deux semaines que j’ai rejoint l’observatoire Pierre Auger, dans la ville de Malargüe, au pied de la cordillère des Andes, et je n’ai malheureusement pas eu le temps de mettre à jour mon blog. La raison est simple: la première semaine était dédiée d’une part à l’inauguration officielle de l’observatoire et aux réunions semestrielles de l’ensemble de la collaboration scientifique d’autre part. Une semaine de travail comme je n’en ai jamais connu mais également une expérience des plus enrichissantes. Si la complexité en général est le terme qui caractérise le mieux notre société, le fonctionnement d’une collaboration internationale en est un exemple très clair, si toutefois la clarté de la complexité est possible… Il y a des milliers de choses qu’il serait intéressant de raconter à ce sujet et j’en parlerai peut-être une autre fois, le temps que la quantité d’information ait eu le temps d’être digérée.
Il y a en a en fait une autre raison, bien plus dramatique celle-ci, qui m’empêche de vous faire partager mes nouvelles expériences: Internet. Bien que je dispose de plusieurs réseaux à ma disposition, une psychose collective (quoique compréhensible pour la sécurité de l’observatoire) refuse toute possibilité de charger quelque document que ce soit depuis un ordinateur vers un site, en l’occurrence mon blog.
Or il est inconcevable que j’écrive des articles sans y joindre les photos des paysages qui m’entourent. Il n’y aurait alors aucun espoir que je réussisse à vous transmettre ne serait-ce qu’une infime fraction du sentiment que je ressens dans cet environnement. Je ne dis pas que cela est impossible, mais il faudrait être un très grand écrivain! Je lutte pour régler ce problème majeur (charger les photos, pas devenir un très grand écrivain…) et vous faire partager au plus vite les couleurs du pays. Mais sachez d’ores et déjà que je suis subjugué par ce qui m’entoure.
Je tenais essentiellement à rassurer la famille. Je vais très bien. L’expérience est devenue bien plus excitante que vivant près de la capitale et je profite de tous ses aspects, sauf de la solitude, qui pèse lourd avec le temps. J’espère vous en raconter plus très bientôt!
Hola Pierre,
enfin un peu de relief dans ta vie au sens propre comme au sens figuré !
Tu ne vas plus vouloir revenir chez nous et je le comprend. De tels paysages ne se conçoivent pas ici et ça prend aux tripes. Bientôt tu pourras les faire partager à Béné.
On vient de skier 2 jours au dessus de chez nous, enfin !
Tom et Angela se mettent au skating et se débrouillent pas mal. Je m’éclate aussi, en espérant ne pas bientôt faire de même avec le genou gauche!
A bientôt le plaisir de te lire
Béa
Je veux aller en ARGENTINE !!!!!!!!!
un jour peut-être. En tout cas bonne chance pour la suite mouloude !