Calle Caminito, quartier de La Boca
29 octobre 2008
La rue Caminito, dans le quartier de La Boca, offre les instantanés probablement les plus connus de la capitale argentine. En effet, ses maisons aux couleurs vives et aléatoirement distribuées font la couverture de la plupart des guides de visite de la capitale. Un piège à touriste donc, mais qui vaut tout de même le détour…
Il serait bien dommage de se rendre à La Boca en oubliant de s’intéresser à l’histoire de ce petit quartier. Malgré les milliers de touristes, essentiellement argentins, La Boca est reconnu comme un des quartiers les plus dangereux de Buenos Aires…
De jour, en se limitant aux quelques rues avoisinant celle de Caminito, aucun danger. Mais de nuit, le quartier est désert et prétendu malfamé.
L’histoire picturale du quartier commence avec un bébé abandonné et recueilli par une famille pauvre du quartier. L’enfant deviendra peintre, connu sous le nom de Quinquela Martin (1890-1977), célèbre dans les années 1930. A grande peine, faute de moyens, l’artiste fit construire une école dans le quartier. Ce dernier était déjà insalubre à l’époque. La montée du fleuve à proximité détruisait régulièrement la plupart des habitations, poussant les habitants à s’accommoder de toits très précaires. Pour donner un peu de vie à l’établissement, Quiquela Martin proposa aux habitants de venir repeindre les murs de l’école. Chacun y alla de son fond de pot de peinture, aux couleurs les plus variées. Trouvant le résultat sympathique, les habitants s’attaquèrent à leurs propres habitations. C’est ainsi que naquirent les maisons colorées de La Boca.
Aujourd’hui, bien entendu, les peintures sont entretenues mais beaucoup de maisons ont encore leur modeste toit de tôle.
La Boca, s’est aussi un non moins illustre stade de foot, celui des Boca Juniors, où s’illustra l’idôle Maradonna. Je n’ai pas poussé la visite jusqu’à cette attraction, la traversée du quartier restant déconseillée et surtout par manque d’intérêt… Pour témoignage, cette peinture de l’équipe auprès de laquelle le touriste argentin aime à se faire photographier.
Il y a encore un musé à visiter, celui regroupant la plupart des oeuvres de Quiquela Martin. C’est l’ancienne école qui fut transformé en salle d’exposition et au dernier étage sont exposées les oeuvres de l’artiste. Le cadre de présentation, ajoute à la vie des oeuvres. C’est du moins mon sentiment. Le peintre aura vécu ici même et en portant le regard aux fenêtres, nous saisissons mieux les décors qui l’ont inspiré. Le vieux port avec ses bâteaux abandonnés, les ponts Nicolas Avellaneda, deux structures du 19ème, étant autrefois le seul contact avec l’autre rive, eux aussi, vite abandonnés à la rouille. Quiquela s’inspire de ces décors mais les transforme aussi, dans un style expressionniste qui ne fait qu’exagérer leur noirceur. Intéressante, cette exposition, mais sans photos, désolé.





Mais c’est qu’il ecrit bien en plus mon fiston. En plus d’être physicien… bien sur.
Il a tout pris de sa mère: la culture, le style, l’esprit….
Maintenant que tu es lancé, il nous faut une histoire par semaine…
salut jeune argentin, beau reportage …
Dommage pour les photos de l’exposition de Quiquela Martin parce que vois tu, cher pierre, Quiquela Martin est mon idole depuis que je suis tout petit.
La prochaine fois peut être …